Sardiyar
Sardiyar est l’ancienne capitale du Sardiyan. Fondée il y a des siècles, elle a perdu de sa superbe mais occupe encore une place prépondérante dans le sud du continent.
Géographie
Sardiyar se trouve dans le sud-est du Sardiyan, à l’est de la Forêt du Baharan, dans une immense vallée tout au sud des Dents d’Amonada (le tiers inférieur des Oldamites). Elle est traversée du nord au sud par l’un des rares cours d’eau de la région, la Zalmira. La ville est reliée par la Route du Kafaran à Mehrsiyar, au nord-est, et à Parsuk, loin à l’ouest. Une route de terre s’élance vers le sud, jusqu’à Port-Nawiz, mais elle n’est guère empruntée.Climat
Sardiyar se situe à 600 m d’altitude et bénéficie d’une sorte de climat méditerranéen de montagne : étés chauds et secs, hivers humides.Infrastructures et urbanisme
Sardiyar est une ville ancienne qui transpire un passé glorieux. De forme vaguement ovale, sa partie est occupe un léger plateau. On y trouve les quartiers les plus prospères, l’ancien palais des rois du Sardiyan et plusieurs grands observatoires du Culte de Gilam. Plus à l’ouest, légèrement en contrebas, s’écoule du nord au sud la Zalmira. Canalisée avec soins à grands renforts de maçonneries et surmontée de plusieurs ponts, elle est bordée sur ses deux rives par les quartiers populaires, où se mêlent logements, ateliers et boutiques au niveau de la rue, tavernes et petites places. Des lavoirs et des fontaines publiques y forment des lieux de rencontre prisés. Au sud de la ville, toujours sur les rives de la Zalmira, le secteur des Souffliaux regroupe des ateliers plus polluants : forges, teintureries, boucheries… On y trouve également des entrepôts, des greniers et une large place caravanière bordée de nombreux services à leur usage. Plus loin au sud, au-delà de la muraille, la Route du Kafaran s’étale en un interminable serpent de pavés. Il franchit la Zalmira grâce à un solide pont de pierre où trois lignes de chariots peuvent se croiser. Un faubourg s’est développé à proximité. Loin d’être plaisant, il est notamment occupé par des tanneries malodorantes qui profite de l’aval de la rivière pour évacuer le contenu de leurs cuves… Sardiyar est dotée en partie d’un réseau d'égouts en briques, avec des tuyaux en plomb connectés à certaines demeures (une technique venue du Xarsan). Autrement, des rigoles au milieu de la chaussée permettent d’évacuer (difficilement) les eaux usées et les immondices. Pour son eau, la ville dépend en grande partie de la Zalmira, mais elle dispose également de puits profonds et de grandes citernes.Architecture
Sardiyar a été partiellement modifiée par les ingénieurs de l’Aseran après la vassalisation du pays, afin d’améliorer la liaison de la Route du Kafaran au pays conquérant. La ville est un mélange de structures dalmutes traditionnelles, avec des maisons ovoïdes de deux étages en pierre volcanique et aux toits en ardoise, et des ajouts plus récents de l’Aseran dans certains quartiers neufs : constructions surélevées avec des coupoles, façade passée au lait de chaux blanc rehaussé de bandes d’or, jardins suspendus et allées à colonnades. L’anguille des sables, emblème du Sardiyan, est omniprésente en ville (bien qu’elle soit éloignée de toute mer de sable). On la retrouve gravée sur les seuils et les frontons, tressée en cordes décoratives ou figurée en petites statues.La Nécropole
Située au nord de la ville, la nécropole s'étend sur un plateau en surplomb. Elle passe pour être le plus vieux site "en activité" de tout le Sardiyan. Elle est constituée d'une série de tumuli dalmutes, les plus prestigieux étant de grands ouvrages circulaires d'une quarantaine de mètres de diamètre dont la base est creusée dans la roche, puis recouverte d'un dôme de terre. Leurs caveaux abritent des urnes funéraires particulièrement anciennes, du mobilier précieux et divers objets. Les tumuli les plus modestes n'excèdent pas les trois mètres de diamètre.Habitants
Même si elle a perdu son statut de capitale, Sardiyar abrite encore une population nombreuse. 15 000 âmes s’y entassent, majoritairement des Dalmutes. Quelques Amonéens vivent ensemble dans leurs propres communautés. Quelques milliers d'esclaves vivent en ville ou à proximité immédiate, au service des nantis.Société
Sardiyar est une ville de transit, où de nombreux voyageurs, caravaniers et mercenaires s’y croisent. Malgré tout, elle concentre encore de nombreuses vieilles familles du pays, profondément attachées aux traditions dalmutes et réfractaires aux influences étrangères… Sardiyar bénéficie toujours de l’aura d’une capitale auprès de la population du pays. Rien de surprenant donc à ce que les Enfants du Cèdre y soient très actifs, bien que clandestins. Malgré une présence renforcée de l’Aseran, ils entretiennent un réseau d’informateurs et des attentats ciblés ont déjà visé plusieurs dignitaires et possessions de l’occupant.La Fête du Commerce
Chaque année, au début du mois d'Hubav, la Fête du Commerce est célébrée en ville. Si pour certains elle rappelle amèrement l’annexion du pays par l’Aseran et l’agrandissement de la Route du Kafaran qui en résulta, pour beaucoup elle est une occasion de nouer de nouveaux contrats, de se réjouir de futurs échanges fructueux et, de manière générale, de jouir des bienfaits apportés par la grande route commerciale qui borde la ville. Les festivités sont financées par les grandes corporations de la ville (et avec une modeste contribution du pouvoir...).Économie
Sardiyar administre encore plusieurs villages agricoles dans les plaines de l’est, leur production de froment, d’orge et de sorgho alimentant les greniers de la ville. A l’ouest, on trouve plutôt des communautés de bergers. La ville dispose de plusieurs camps forestiers dans la Forêt du Baharan, ainsi que de vieilles carrières d’ardoise et de basalte dans les Oldamites, au sud. Même si une bonne partie des caravanes préfère poursuivre sa route jusqu’à Parsuk, la Route du Kafaran permet à la ville d’accéder à de nombreux biens (et à des nouvelles) venus des confins de l’est.Corporations
La ville abrite plusieurs petites corporations, regroupements d’artisans partageant la même profession et s’entendant sur leurs tarifs. La corporation la plus puissante de Sardiyar demeure celle des tanneurs.Gouvernement
Sardiyar est dirigée par un Sidak, qui compte dans son entourage plusieurs émissaires de l’Aseran. L’actuel représentant est Chejim Saldaïn, un Dalmute dans la force de l’âge. Bien qu’issu d’une famille ancienne, il a à cœur le bien-être de sa ville et déploie de gros efforts pour concilier les plus conservateurs avec l’occupant.Lois et ordre
Les gardes de Sardiyar sont reconnaissables à leurs armures d’écailles en bronze et à leurs uniformes d’un bleu foncé. Une partie est connue pour sa complaisance vis-à-vis des Enfants du Cèdre. La prison principale se trouve dans le nord-ouest de la ville, non loin des portes. On y mange mal et certaines cellules sont très humides (la Zalmira s’écoulant non-loin). Beaucoup de prisonniers sont envoyés pour trimer un temps dans les carrières du sud, aux côtés d'esclaves.Armées et défenses
Sardiyar est entourée d’une enceinte haute d’une petite dizaine de mètres. Trois grandes portes permettent de la franchir. Certaines sections et bastions sont très anciens, d’autres, plus récents, portent la marque des ingénieurs de l’Aseran. La Zalmira passe sous la muraille par de basses ouvertures maçonnées soigneusement obstruées de grilles. Régulièrement, des esclaves y sont envoyés pour dégager divers débris… Sardiyar abrite une garnison modeste, mais elle est renforcée par des effectifs de l’Aseran. Ces derniers se contentent de garder la ville, déléguant les patrouilles extérieures aux troupes du Sardiyan.Histoire
Un premier village fut édifié sur le site dès 200 PC. En 67 CC, Sardiyar poursuivait son essor. Sa prospérité et son rayonnement régional étaient tels que le Sardiyan fut bientôt fondé. En 179 CC, après une guerre de dix ans, les armées de l'Aseran finirent par s'emparer de Sardiyar. Le Sardiyan capitula peu après. En 180 CC, l'Aseran fit transférer la capitale de Sardiyar à Parsuk, agrandissant par la même occasion la Route du Kafaran. En 185 CC, afin d’assurer le statut de Parsuk et d’affaiblir davantage l’ancienne capitale, l’Aseran fit abattre une bonne partie des murailles de Sardiyar. En 208 CC, une armée hétéroclite de brigands et de déserteurs du Sardiyan et du Xarsan menée par le seigneur de guerre autoproclamé Karnam le Vautour mena une série d’attaque contre des caravanes de la Route du Kafaran. Vers la fin de l’automne, ces chiens de guerre enhardis s’attaquèrent à la ville, en ravageant une bonne partie. Ils firent des centaines de prisonniers avant de se replier dans des vallées des Oldamites, plus au nord. En 212 CC, alors qu’un vent de révolte grondait et pressés par de nombreuses familles illustres du pays, l’Aseran autorisa l’érection de nouvelles murailles autour de Sardiyar.
Date de fondation
200 PC
Type
City
Population
15 000 (plus quelques milliers d'esclaves)
Lieu situé sous
Titre du Gouverneur / Posseseur
Organisation Propriétaire

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