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Tobrasim

Tobrasim est une ville de l’Omastan.

Géographie

Tobrasim se trouve dans le sud de l’Omastan, au sud-est des Falaises de Qarom, dans une région de plaines moutonnées de collines.   La ville est reliée à Amabassar par une route de terre fréquemment empruntée par des caravanes, bordée de quelques caravansérails. Au sud, une piste s’élance en direction des Monts Tulaq.  

Climat

  Tobrasim n’échappe pas à la chaleur écrasante de l’Omastan. Certains jours, le vent y est complètement absent et les habitants sont obligés de se calfeutrer à l’intérieur jusqu’au soir.

Infrastructures et urbanisme

Tobrasim s’étend autour d’une grande oasis surmontée de trois collines rocheuses qui supportent les belles demeures et les petits palais de la noblesse marchande. Ordonnée au centre avec de belles avenues rectilignes et pavées qui courent jusqu’aux deux grandes portes de l’enceinte extérieure, la ville a tendance à perdre en cohésion en périphérie. Dans les quartiers populaires, les rues de terre se font alors plus étroites et sinueuses.   Près des deux grandes portes, de larges places ont été dégagées pour les caravanes. Des abreuvoirs, des enclos, quelques artisans et des entrepôts sont dévolus aux convois.   En plus du plan d’eau central, Tobrasim a fait creuser des puits très profonds dans des collines plus au sud. Tous les jours, des colonnes d’habitants vont y remplir de grands récipients de terre cuite. La ville ne dispose pas d’égouts, se contentant de rigoles pour évacuer les eaux usées et autres immondices au-delà de son enceinte.  

Architecture

  Tobrasim mélange allégrement le style épuré et arrondi dalmute aux terrasses, dômes et colonnes du style amonéen. Les murs de grès, de torchis ou de briques cuites sont blanchis à la chaux.   La plupart des bâtiments de Tobrasim sont munis de sous-sols et de caves, parfois les seuls endroits supportables en journée.  

La Palmeraie et le palais

  S’étalant sur des dizaines de mètres autour de l’oasis centrale, la Palmeraie est entretenue avec soin par des paysans au service du Sidak local. Trois strates de cultures entourent le plan d’eau : des palmiers dattiers, des arbres fruitiers (oranger, bananier, grenadier) et enfin des cultures basses (maraîchage et céréales). Une partie de la production est revendue par le Sidak à une sélection de marchands, qui revendent à leur tour à un prix confortable ces fruits et légumes de qualité.   A proximité s’étend le splendide palais de fonctions du Sidak, peu étendu mais décoré avec soin de marbre, d’albâtre et de nacre, autant de matériaux convoyés à grands frais jusqu’à Tobrasim depuis des générations. L’édifice comprend de longues coursives bordées de fins piliers amonéens d’un bleu azuré. Il est entouré des habituels jardins luxuriants et petite enceinte de pierre que l’on retrouve dans la plupart des grands édifices des Marches Trasines.   Une large place ombragée s’étend un peu au nord du palais. Surnommée l’Estrade des Murmures, elle sert principalement de lieu d’échange pour la noblesse marchande, et à l’occasion pour un événement diplomatique.  

La Barrière

  Le secteur de la Barrière occupe le nord-est de la ville et regroupe la majorité de la population défavorisée. Les rues y sont étroites et étouffantes, le quartier étant en permanence la proie des vents chargés de poussière qui viennent des plaines voisines et qui se jouent des remparts bas de la ville.   Les maisons basses en brique de terre aux toits plats de planches et aux minuscules fenêtres rondes occupent le moindre espace disponible. En sous-sol, le réseau de caves est tellement dense qu’elles sont souvent interconnectées, formant ainsi un dédale de briques, d’étais et de terre meuble à peine plus frais que la surface.  

La Nécropole

  Ce site funéraire d'origines dalmutes s'étend au sud-ouest de la ville. Dense mais peu étendu, il forme un ensemble de tumulus circulaires d'une vingtaine de mètres de diamètres dont la base est creusée dans la roche et recouverte d'un dôme de terre, de sable et de gravier. A l'intérieur sont creusées des tombes à chambres (quatre à cinq tombes en moyenne), destinées aux familles les plus illustres de Tobrasim.   Les gens du communs disposent pour leurs propres urnes funéraires de longs caveaux communs très simples (qui s'apparentent plus à de longues tranchées maçonnées avec des petites alcôves).

Habitants

Tobrasim abrite environ 6 000 habitants, principalement des Dalmutes et des Amonéens. Les esclaves sont relativement peu nombreux, attachés au service de nobles dans leurs petits palais des collines.

Société

Tobrasim parait souvent vide en journée, les habitants s’étant réfugiés dans la fraicheur relative de leurs demeures et de leurs caves, et ne prend vraiment vie qu’aux dernières lueurs du jour. A ce moment, elle s’illumine d’innombrables lampes à huile et les marchands commencent enfin à apostropher les passants...   La noblesse marchande de Tobrasim est très ancienne, certaines familles pouvant faire remonter leurs origines sur des siècles. Elles ont créé la ville et ne manque jamais de le rappeler à la populace qui grouille au pied de LEURS collines.

Économie

Tobrasim exploite plusieurs oasis secondaires plus au nord. Peu peuplées, leurs palmeraies produisent quantité de fruits et de légumes, assez pour que la ville se permette de produire une liqueur de datte délicate et même un peu de vin de grenade.   Loin au sud, la ville exploite un grand affleurement de naphte, ce qui lui permet tous les soirs de s’illuminer grâce à d’innombrables lampes à huile. Une partie du naphte, d’une qualité rare, est revendue dans le reste de l’Omastan.   Régulièrement, des caravanes font la liaison avec Amabassar, transportant aussi bien des marchandises que des passagers. A l’occasion, un convoi se risque au sud, en direction de la Route du Soupir d'Or.  

Corporations

  La ville abrite plusieurs corporations, regroupements d’artisans partageant la même profession et s’entendant sur leurs tarifs. La corporation la plus puissante de Tobrasim est celle des lampistes, qui gère aussi bien la collecte du naphte que la production des lampes à huile.

Gouvernement

Tobrasim est dirigée par un Sidak. S’il rend directement des comptes au souverain de l’Omastan, il est élu tous les cinq ans par ses pairs de la noblesse marchande.   L’Aseran maintient une présence minimale en ville, se contentant à l’occasion d’envoyer un émissaire.

Lois et ordre

La milice urbaine de Tobrasim est entièrement au service de la noblesse marchande. Bien payée et peu réceptive aux pots de vin, elle maintient une présence constante dans les grandes artères de la ville et aux alentours du palais. En journée, à cause de la chaleur écrasante, les patrouilles sont plutôt rares et les gardes restent bien à l’abri de leurs guérites.   La prison de Tobrasim est assez petite. Creusée dans le flanc d’une des collines, elle est étonnamment fraiche, si bien que les prisonniers se plaignent rarement de leur condition !

Armées et défenses

Tobrasim est entourée d’une vieille enceinte de grès qui n’a jamais connu de combats violents, en dehors de quelques raids de pillards. Les tours basses et arrondies sont couvertes d’abris en bois, maigres protections face au soleil.   La ville n’abrite qu’une poignée de soldats professionnels, essentiellement occupés à la protection du palais.
Type
Town
Population
6 000
Lieu situé sous
Organisation Propriétaire

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