Rashbiyar
Rashbiyar est une ville reculée du Sardiyan. Fortifiée, elle assure la protection du nord du pays face aux éventuelles avancées de l’Esnaran voisin.
Géographie
Rashbiyar se trouve tout au nord du Sardiyan, entre la Vallée du Basachir et la Sylve de Khamrud, au pied des premiers contreforts boisés de la Ceinture (partie centrale des Oldamites). La ville est reliée au reste du pays par une interminable route de terre dont l’état se détériore progressivement jusqu’aux Bosquets de Golbazar.Climat
La région de Rashbiyar baigne dans un climat tropical chaud. Prise dans une sorte de grande cuvette, les vents y sont rares et l’air souvent pesante.Infrastructures et urbanisme
Rashbiyar, modeste sans être pauvre, est entourée de maquis brûlés par le soleil, de figuiers et de petites terrasses bordées de murets de pierre sèche qui descendent en gradins jusqu’aux plaines cultivées. Elle-même se dresse sur les flancs des contreforts bas des Oldamites, sur une demi-douzaine de niveaux, ses bâtiments crayeux cuisant sous le soleil. Les paliers les plus élevés sont occupés par une poignée de demeures anciennes et opulentes (ce qui est un bien grand mot vue la relative sobriété de la ville), la partie centrale abritant les logements, les boutiques et les petits ateliers des gens du commun. Tout en bas, pratiquement au niveau des plaines, les quartiers les plus modestes se partagent l’espace avec les activités les plus polluantes : bouchers, tanneurs, forges, teinturiers… Le palais du Sidak occupe à lui seul une terrasse, à mi-hauteur de la ville, tout au nord. Imposant et ancien, il tient plus de la forteresse que du palais de plaisance. Une splendide coursive à colonnes a toutefois été ajoutée tardivement autour de l’édifice principal, les (rares) visiteurs de marque et autres nobliaux s'y promenant volontiers. Les rues de la ville sont étroites et sinueuses, pavées pour la plupart de grosses pierres calcaires et dotées de rigoles pour l’écoulement des eaux. Les parties les plus raides sont pourvues d’escaliers interminables, pourvues d’ornières sur les côtés pour permettre aux chariots à bras de les emprunter malgré tout (au grand dam des livreurs). Pour son alimentation en eau, Rashbiyar a fait construire un aqueduc qui capte plusieurs sources dans les contreforts supérieurs, à une cinquantaine de kilomètres plus à l’est. Son arrivée se fait dans les quartiers aisés de la ville, l’eau dévalant ensuite les terrasses jusqu’aux plaines grâce à un système de canaux de pierre et de bassins de retenue.Architecture
Les bâtiments de style dalmute sont construits en pierre grise des contreforts, avec charpentes sombres aux toits de tuiles d’ardoise, des lucarnes étroites, et parfois des éléments en bois sculpté. L’anguille des sables, emblème du Sardiyan, est omniprésente en ville (bien que celle-ci soit éloignée de toute mer de sable). On retrouve la créature gravée sur les seuils et les frontons, tressée en cordes décoratives ou figurée en petites statues.La Nécropole
Située à un bon kilomètre au nord-est de la ville, la nécropole s'étend sur un petit plateau couvert d’herbes rases. Elle est constituée d'une série de tumulus dalmutes, les plus prestigieux étant de grands ouvrages circulaires d'une quarantaine de mètres de diamètre dont la base est creusée dans la roche, puis recouverte d'un dôme de terre. Les plus modestes n'excèdent pas les trois mètres de diamètre.Habitants
Rashbiyar abrite 6 000 habitants, majoritairement des Dalmutes. Plusieurs centaines d'esclaves vivent en ville ou à proximité immédiate, au service des nantis.Société
Rashbiyar est une ville assez frustre, où les habitants taciturnes se méfient des étrangers, tous de potentiels espions de l’Esnaran. Les nobles y sont peu nombreux, contrairement aux sympathisants des Enfants du Cèdre. En effet, éloignée des vices-capitales et faiblement surveillée par l’Aseran, Rashbiyar abrite de nombreux membres du groupe indépendantiste et, de manière générale, la ville est acquise à leur cause. S’ils ne peuvent pas agir complètement à visage découvert, beaucoup de commerces leur appartiennent et financent leurs opérations dans le reste du pays.La Fête du Commerce
Chaque année, au début du mois d'Hubav , la Fête du Commerce est célébrée en ville. Souvent modeste, elle demeure pour beaucoup une occasion de nouer de nouveaux contrats, de se réjouir de futurs échanges fructueux et, de manière générale, de s’enivrer… Secret de polichinelle, une bonne partie est financée par les Enfants du Cèdre qui soignent ainsi leur image et attirent de nouvelles sympathies.Économie
Rashbiyar administre de nombreux villages agricoles dans les plaines du sud-ouest. Leurs habitants pratiquent un peu l’élevage de muffalos et de chèvres et cultivent principalement du blé, de l’orge et des grains de corcis. La ville gère également de grands camps forestiers dans la Sylve de Khamrud, plus au sud. Leur production (qu’il s’agisse de bois d’œuvre, de combustible ou de plantes aromatiques…) est réservée à l’usage local. Enfin, des marchands font à l'occasion la liaison entre la ville et plusieurs villages proches des Bosquets de Golbazar, en rapportant un encens de qualité.Corporations
La ville abrite quelques petites corporations, regroupements d’artisans partageant la même profession et s’entendant sur leurs tarifs. La plus influente demeure celle des herboristes (principalement grâce à sa mainmise sur le commerce des grains de corcis).Gouvernement
Rashbiyar est dirigée par un Sidak. Le représentant actuel est Janawal Daïd, un vieillard lubrique soupçonné (à raison) d’être généreusement arrosé par les Enfants du Cèdre pour fermer les yeux sur nombre de leurs activités.Lois et ordre
Rashbiyar dispose d’une milice urbaine conséquente, qui supplante l’armée dans la protection des remparts. Elle est noyautée par les Enfants du Cèdre. En plus de casernements à proximité du palais du Sidak, la milice dispose de plusieurs postes secondaires aux points clés de la ville.Armées et défenses
Rashbiyar est entourée d’une vieille enceinte de pierre haute d’une dizaine de mètres, renforcées de plusieurs bastions ronds de style dalmute . Trois lourdes portes permettent de la franchir. La garnison de soldats est réduite au strict nécessaire, afin de ne pas froisser l’Aseran (au point que les soldats ont délégué la protection des remparts à la milice urbaine, se focalisant sur la protection du palais et les patrouilles dans la région).
Type
Town
Population
6 000 (plus quelques centaines d'esclaves)
Lieu situé sous
Titre du Gouverneur / Posseseur
Organisation Propriétaire

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