Bayfir est une ville lacustre de l’
Aseran. Elle est principalement connue pour son
Tombeau de la Rampe Rouge, un très vieux monument funéraire.
Géographie
Bayfir s’étend sur les premières pentes nord-est du
Creux de Poussière, sur les rives de la
Trasina, là où le petit fleuve Aliq prend naissance.
La ville est à l’une des extrémités de la
Route du Soupir d'Or. Au sud-est, une route fréquemment empruntée et bordée de villages longe le lac jusqu’à
Assybiante.
Climat
Bayfir est écrasée une bonne partie de l’année par le soleil. Les étés y sont longs, arides et brûlants, tandis que les orages d’automne peuvent y être très violents.
Infrastructures et urbanisme
Bayfir est construite au fond d'une petite baie, sur les dernières pentes de hautes collines qui dominent l’ouest. Vaguement en forme de croissant de lune, la ville est traversée par trois grandes avenues principales pavées.
La gentrification est quasi inexistante en ville, surtout marquée par des petites enceintes et des jardins individuels. Les belles demeures des marchands enrichis côtoient les petits palais de la noblesse, environnés d’îlots d’habitations de la classe moyenne. Exception notable, le grand palais du
Sidak local occupe un large espace bien délimité et dégagé, tout au sud-est de la ville, en surplomb du lac.
Bayfir peut se targuer de posséder un réseau d’égouts en briques et de tuyaux de plomb reliés aux grandes demeures (une pratique importée du
Xarsan). Deux aqueducs assurent son alimentation en eau en captant de précieuses sources dans le
Creux de Poussière. Les eaux du lac sont malheureusement souvent trop basses ou impropres à la consommation.
Architecture
Les bâtiments de style
dalmute, ovoïdes, sont construits en pierre basaltique des contreforts voisins, avec des charpentes sombres aux toits de tuiles d’ardoise, des lucarnes étroites, et parfois des éléments en bois sculpté. L'influence
amonéenne se fait sentir par l'ajout de quelques petits dômes, de fines colonnes pour les plus belles demeures et de terrasses.
Les édifices qui se dressent sur les hautes pentes se fondent parfaitement dans le terrain et semblent en être une simple prolongation.
Zone portuaire
La zone portuaire s’étale au sud de la ville. Elle abrite des entrepôts de brique, quelques greniers et des séchoirs à poissons. Les quais ont fière allure, en pierre basaltique bien taillée, mais ils peuvent devenir des pièges à chaleur lors des journées très ensoleillées.
Tombeau de la Rampe Rouge
Situé dans les hauteurs ouest de la ville, creusé à flanc de colline, le
Tombeau de la Rampe Rouge doit son nom à sa monumentale rampe d’accès décorée de carreaux émaillés, dont quelques fragments d’origine d’un rouge profond subsistent encore. Mis à jour peu après la fondation de la ville, le site fut rapidement réemployé par ses habitants les plus fortunés.
Le monument est simple, massif et presque sans ornement. Une large porte mène à une salle funéraire rectangulaire, puis à plusieurs chambres latérales. Le sol est dallé avec soin et les murs sont décorés des mêmes carreaux émaillés que ceux de la rampe (le rouge original y est nettement plus présent).
Si les urnes funéraires des défunts originaux reposent encore dans une des chambres latérales, on ignore toujours leur identité. Mais vues les dimensions du monument, ils devaient être importants.
Habitants
Bayfir abrite environ 9 000 âmes, principalement des
Dalmutes et une minorité d’
Amonéens. Les esclaves sont assez rares en ville, et souvent assignés au service des grandes demeures.
Société
Bayfir attire régulièrement des gens du peuple fuyant la promiscuité d’
Assybiante. Le travail n’y manque pas, la corruption des autorités demeure à un niveau acceptable et on ne risque pas de se faire poignarder devant son domicile.
Souvent écrasée par la chaleur, la ville prend vie aux dernières heures de la journée et une bonne partie de la nuit.
Économie
Bayfir administre plusieurs villages dans la région, leurs productions de blé et de safran remplissant les entrepôts de la ville. La ville a également à sa charge la grande
Oasis d'Ensenlir, loin à l’ouest, dans le
Désert de Kowasi. Cette étape clé permet aux caravanes de relier par voie terrestre l’
Aseran et l’
Omastan.
Tous les jours, une flottille de pêche s’élance sur les eaux de la
Trasina pour y débusquer carpes et barbeaux en une compétition féroce.
Enfin, Bayfir exploite également plusieurs carrières de basalte dans le
Creux de Poussière. Les carriers professionnels travaillent aux côtés de prisonniers assignés aux tâches les plus rébarbatives et harassantes.
Corporations
La ville abrite plusieurs corporations, regroupements d’artisans partageant la même profession et s’entendant sur leurs tarifs. La corporation la plus puissante de Bayfir est celle des carriers.
Gouvernement
Bayfir est dirigée par un
Sidak.
Lois et ordre
La milice urbaine de Bayfir emploie de nombreux soldats démobilisés pour garnir ses rangs. Ils tendent à patrouiller dans l’ensemble de la ville et ne sont pas (trop) corruptibles.
La prison de Bayfir se trouve à l’est de la ville, dans un vieil entrepôt portuaire reconverti. A défaut d’être confortables, les grandes cellules communes sont régulièrement lavées à grandes eaux.
Armées et défenses
Bayfir est entourée d’une solide enceinte en basalte haute d’une petite dizaine de mètres, aux bastions arrondis de style
dalmute. Elle est percée de quatre portes massives.
La ville abrite une petite garnison dans le palais du
Sidak. Les soldats sont principalement chargés de sa défense et des patrouilles dans la région.
Bayfir dispose également de deux grandes barques armées, qu’elle sort à l’occasion pour patrouiller sur le lac. Les pirates y sont pour ainsi dire inexistants, mais ces embarcations permettent aux soldats de rapidement rejoindre les rives opposées en cas de problèmes.
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