Colferium
Colferium est un port majeur, le pont entre l’Empire de Curodia et l’Empire Leviate. Une étrange magie y semble à l’œuvre dès la nuit tombée.
Géographie
Colferium s’étend sur les rives de la Mer Cyanate, à l’est du Creux Galique. La ville est reliée au reste de la satrapie de Curodia par la Voie Galène.Climat
La région de Colferium est habituée aux chaudes températures, et le climat, méditerranéen, se fait presque désertique.Infrastructures et urbanisme
Colferium est une grande « ville nouvelle », bien agencée, construite aux standards impériaux. En forme de demi-lune, elle épouse les rives d’une baie. La large avenue principale, pavée avec soin, relie quatre pyramides à paliers surmontées de dômes. De cette avenue centrale partent des avenues perpendiculaires, plus étroites mais également pavées. A chaque intersection, on trouve un grand brasero de fer avec une plaque indicative permettant de s’orienter. Les deux pyramides au centre encadrent de part et d’autre une grande place du marché, reliée directement à la zone portuaire et aux portes principales de la ville par de larges avenues rectilignes. Une seconde avenue, le Seuil des Esclaves, relie également le port au marché. Exclusivement empruntée par ces malheureux, elle est bordée de bâtiments aveugles. La ville dispose de nombreux agréments : un amphithéâtre dévolu aux épreuves sportives, deux bibliothèques, plusieurs thermes, des lupanars et des tavernes de qualité. Un grand Observatoire de Gilam occupe la partie sud-ouest de la ville, vaste édifice de pierre claire aux lignes harmonieuses, dépourvu de fioritures. Ses portes de bronze sont ouvertes nuit et jour aux fidèles du Culte de Gilam. Au niveau des grandes infrastructures publiques, Colferium dispose d’un vaste réseau d’égouts en briques de bonne qualité, relié à une bonne partie de la ville. Pour l’alimentation en eau, l’agglomération dépend de puits profonds et d’immenses réservoirs soigneusement creusés et entretenus. L’eau est précieuse dans la région. Enfin, la nécropole principale de la ville se dresse à l'ouest des remparts, vaste réseau de riches caveaux privés et de beaucoup plus modestes et communs. Les affairates se contentent quant à eux de fosses communes à proximité.Architecture
Le style architectural dominant est impérial (murs épais, dômes et colonnades, avec des petits immeubles de briques de deux à trois étages pour les classes modestes).Académie des Sables Noirs
L’Académie des Sables Noirs occupe l’extrémité sud-est de la ville, non-loin de la grande pyramide sud. Ce lieu de savoir est principalement consacré à l’étude du Puits d’Onyx, mais sa bibliothèque comprend des documents remarquables traitant d’autres sujets, souvent ésotériques. On peut y croiser des savants impériaux venus de loin, et leurs recherches bouleversent parfois jusqu’à la capitale de Curodia.Zone portuaire
S’étalant sur la partie centrale du pourtour de la baie, la zone portuaire dispose de quais de pierre et de longs pontons en bois. Deux solides môles de pierre, fortifiés, protègent les lieux. Profonde, la baie de sable permet à des navires de fort tonnage de s’amarrer. Le centre est occupé par une grande tour de pierre, à la fois point de surveillance et siège des autorités portuaires. Tout autour, on trouve des hangars, des greniers et des ateliers de marine, ainsi que quelques tavernes et lupanars douteux. La partie nord du port est dévolue au sinistre commerce d’esclaves, de grandes cages de fer et des baraquements sordides étant prévus à cet effet.- La Maison des Tablettes. Centre administratif où sont délivrés (ou confisqués) les permis de résidence dans la satrapie, les tablettes des affairates et les sauf-conduits pour voyager dans l'empire. C'est un bâtiment étroitement surveillé.
Fort du Pal
Construit directement au nord de la ville sur un léger surplomb, le Fort du Pal dispose de sa propre enceinte. C’est un édifice bas, massif et rectangulaire, dépourvu d’esthétisme. Le seul élément qui ressort est une unique tour effilée, dans sa partie nord-est, qui sert aussi bien de point d’observation que de phare. Elle a bien sûr donné son nom aux lieux. Le fort comprend ses propres casernements, ateliers, puits et lieux de stockage, ainsi qu’une grande prison dans ses sous-sols. En contrebas du surplomb, au bord de la baie, des quais de pierre permettent à des navires de guerre de s’amarrer à l’abri d’un môle fortifié.Les Fumées
Ecrasées entre la muraille du Fort du Pal et la grande pyramide nord, les Fumées forment un misérable secteur où s’entassent pauvres et esclaves qui ne résident pas chez leurs maîtres. C’est un lieu sordide et étouffant, en permanence plongé dans une demi-pénombre, où la suie dégagée par les mauvais feux s’accroche partout.Habitants
Colferium abrite 20 000 habitants libres. Les affairates sont en majorité des Amonéens. Les citoyens curodiens sont environ 7 000, aussi bien de la classe moyenne que supérieure. On trouve même une poignée de citoyens levites qui résident de manière prolongée en ces murs (exilés politiques, marchands, voire espions…). Surveillés par les Curodiens, ils bénéficient d’autorisations spécifiques. Les esclaves y sont nombreux, environ 12 000, astreints aux travaux dans les champs de la région, dans les entrepôts des docks et dans les greniers, ainsi qu’à l’entretien général.Société
Colferium est une ville affairée, dynamique sans être sophistiquée, où transitent marchandises, esclaves, savants et délégations de l’Empire Leviate. L’armée y est omniprésente, surveillant le flanc de l’empire face à son grand rival de l’autre côté de la Mer Cyanate. Dès la nuit tombée, la ville revêt un second visage, et la population se réfugie à l’abri des maisons et des tavernes. L’obscurité devient palpable, les ombres projetées par les torches anormalement longues et parfois illogiques, tandis que des murmures étranges résonnent dans les ruelles les plus sombres. Les plaques et les braseros qui se dressent aux croisements des avenues deviennent alors indispensables, car la configuration même de la ville semble changer. Pour nombre de savants, ces bizarreries seraient liées au Puits d’Onyx.Économie
Colferium est un important centre économique de l’empire, où des navires de tout le pourtour de la Mer Cyanate, voire de la Mer Manéenne, font escale. On peut ainsi y trouver des marchandises venues d’aussi loin que le Kafaran. Côté terre, grâce à la Voie Galène, la ville est régulièrement ravitaillée par le reste de la satrapie. La ville voit également passer dans son port de nombreuses colonnes d’esclaves qui seront revendus à très bon prix sur les marchés de l’Empire Leviate. Ils sont drogués avant d’embarquer, car nombre de ces malheureux préfèreraient mettre fin à leurs jours plutôt que d’échouer dans cet enfer.Gouvernement
Colferium est administrée par un édile et sa lourde bureaucratie (un réseau de scribes, d’inspecteurs et de magistrats). Ils occupent la grande pyramide du nord-est, près du Fort du Pal. D’ailleurs, l’édile compte dans son entourage plusieurs conseillers militaires.Lois et ordre
Une partie des soldats curodiens en garnison est dévolue à la garde et aux patrouilles, appuyés par des auxiliaires affairates. Les patrouilles de nuit ont la vie dure, l’obscurité anormale de Colferium en ayant dérouté plus d’une. En outre, les gardes doivent faire face à une criminalité tenace qui profite du couvert surnaturel de la nuit pour se livrer à ses larcins. Voleurs et coupe-jarrets profitent pleinement des égouts labyrinthiques pour se déplacer et, à l’occasion, bivouaquer.Armées et défenses
Colferium est lourdement fortifiée, entourée d’un épais mur de briques haut de quinze mètres avec de grands bastions arrondis. Une enceinte secondaire entoure le Fort du Pal. Les cinq portes de la ville sont encadrées de tours et ferment dès la nuit tombée. En tout temps, une garnison de près de 2000 soldats curodiens stationnent dans le fort et dans la campagne environnante. Une partie appartient à la marine, Colferium disposant en permanence d’une dizaine de navires de guerre dans son port.Rumeurs et intrigues
Depuis plus d’un an, les égouts serviraient de refuge à un terrible kravna, comme une témoigne les cadavres asséchés que l’on retrouve parfois près de la zone portuaire. Insaisissable et rusé, il aurait déjà causé la mort d’une cinquantaine de criminels, d’ affairates et d’esclaves assez inconscients pour se déplacer de nuit en ville (rien de quoi émouvoir les autorités curodiennes).
Type
City
Population
20 000 libres (dont 7 000 citoyens curodiens), plus 2 000 soldats et 12 000 esclaves environ
Lieu situé sous
Organisation Propriétaire

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