Belvera
Belvera est une ville portuaire de la satrapie de Pelagora. Ses origines semblent communes avec celles de Nysparia, plus au nord.
Géographie
Belvera se dresse sur les rives sud-est du premier des Lacs Gardiens, à une vingtaine de kilomètres des Chutes de Grisoeil et de l’embouchure du second lac. Au nord s’étendent les sinistres marais des Frémissoires. La ville est reliée à Nysparia (au nord) et Varenis (au sud) par une longue route de terre qui longe les Lacs Gardiens. Des voyageurs l’empruntent parfois, alors que la plupart des marchands optent pour le transport par bateau. Une vieille route s’élance vers le sud-est pour rejoindre la lointaine Tresparia. Guère fréquentée en dehors de rares patrouilles frontalières, elle s’avère d’autant plus dangereuse depuis que les Jungles de Bromites en ont recouvert une partie, faute d’entretien.Climat
Belvera et la région alentour baignent dans un climat subtropical chaud et humide. La ville jouit parfois des vents du lac pour la rafraîchir un peu.Infrastructures et urbanisme
Belvera est une ville aux fondations anciennes, construite sur les vestiges d’une première agglomération hubrime bien antérieure à la fondation de la satrapie. Etendue sans être dense, elle occupe une série de trois collines qui dominent le lac. Les rues en lacets de la ville sont pour la plupart pavées, marquées en leur centre par des rigoles qui descendent vers le lac (l’agglomération ne disposant pas d’égouts). Des escaliers aux marches usées permettent de gravir les pentes les plus ardues.Architecture
Les édifices de brique des affairates, de style amonéen (avec de fines colonnes rouges et de petites coupoles), côtoient d’anciennes demeures de pierre hubrimes d’un style archaïque. Beaucoup plus massif que le style impérial moderne (pourtant lui-même déjà massif), la pierre sombre ici utilisée semble suinter en permanence à cause de l’humidité ambiante.Colline nord
La colline la plus élevée, au nord, supporte l’unique pyramide à paliers de la ville. Ancienne et massive, elle est dépourvue de dômes. Tout autour s’élèvent les demeures et les petits palais des citoyens aisés.Colline médiane
La colline médiane est quant à elle surmontée d’un antique observatoire de Gilam. En pierre sombre et massive, l’édifice possède tout de même des lignes géométriques élégantes. Sa salle principale accueille en son centre une grande statue de Gilam (chose inhabituelle dans le cadre du Culte de Gilam), environnée des statues d’illustres Hubrims ayant vécu en ces lieux en des temps reculés. Près de l’observatoire, sur une terrasse légèrement en contrebas, on trouve un grand établissement de thermes, réservés aux seuls citoyens.La citadelle
La colline sud est dominée par une vieille citadelle, édifice aussi vétuste que massif. Construite dans la même pierre sombre que le reste des constructions hubrimes, elle ressemble à la base rectangulaire d’une grande pyramide. Deux portes monumentales (faces est et ouest) flanquées de tours épaisses permettent d’y pénétrer, tandis que les sous-sols abritent des cellules humides (certaines étant même en partie inondées). La citadelle abrite la garnison de la ville, mélange d’auxiliaires affairates, de quelques soldats curodiens et de leurs officiers (cf. Armées et défenses).La zone portuaire
S’étendant au sud-ouest de la ville, au pied de la citadelle, la zone portuaire comprend d’anciens et imposants quais de pierre sombre. Ils sont prolongés par quelques longs pontons en bois qui permettent l’accostage de navires de fort tonnage. Les quais sont bordés d’entrepôts, de greniers et d’ateliers de marine, ainsi que de quelques tavernes. La ville peut se targuer de posséder une zone de cale sèche pour les réparations lourdes. Plus au nord, on trouve la grande place du marché. Pavée, elle dispose en son centre d'un grand couvert à colonnades.La nécropole
La nécropole principale de la ville se dresse plusieurs centaines de mètres plus au sud, sur une élévation rocheuse. Là, de très anciens caveaux hubrims côtoient des espaces funéraires plus récents destinés aux urnes des riches citoyens de la ville. Les affairates se contentent quant à eux de grands caveaux communs creusés à flanc de colline, à proximité.Habitants
Belvera abrite 9 000 habitants libres. Les affairates sont en majorité des Amonéens. Les citoyens curodiens sont près de 2 000, comprenant une importante classe supérieure. Peu nombreux dans l’enceinte de la ville, les esclaves sont surtout employés dans les grandes plantations de la région.Société
Belvera est un lieu humide et souvent en proie à des cohortes d’insectes porteurs de maladie. Des encensoirs diffusent un peu partout des vapeurs médicinales, en brûlant certaines plantes, mais leurs effets restent limités. Les esclaves mènent une existence terrible (et souvent brève), décimés par la chaleur moite, la maladie et les mauvais traitements. Les affairates s’en tirent un peu mieux, beaucoup travaillant comme pêcheurs simplement pour échapper un peu à l’atmosphère étouffante de la ville…Économie
Belvera chapeaute la production agricole de la région, villages et plantations y apportant leurs récoltes. On y négocie du froment, du sorgho et du riz, ainsi que du coton. Localement, la ville peut apprécier les mangues et les papayes cultivés aux alentours. Du côté du lac, les pêcheurs s’élancent quotidiennement sur les eaux dans une compétition féroce. Les anguilles locales sont très prisées des aristocrates, les citoyens du commun et les affairates se rabattant plutôt sur la soupe de tortue.Gouvernement
Belvera est administrée par un édile et sa lourde bureaucratie (un réseau de scribes et de magistrats). Ils travaillent dans la pyramide, au nord de la ville. Belvera est sans doute la ville la moins corrompue de toute la satrapie… les inspecteurs impériaux s’y rendant simplement plus souvent.Lois et ordre
La garde municipale de Belvera est composée de miliciens affairates. Ils ont interdiction d’intervenir dans les propriétés et les palais curodiens, qui disposent de leurs propres gardes. Les miliciens sont équipés en conséquence du climat, et ne portent que de légères protections en cuir bouilli.Armées et défenses
Vivant sous la menace des Krungs des Jungles de Bromites, Belvera est fortifiée de longue date. Les fortifications, hautes de huit bons mètres, sont à échelle humaine : l’armée en place (en plus de la milice régulière) est uniquement constituée d’auxiliaires affairates. Seuls les officiers et un modeste régiment sont curodiens. Une bonne partie des soldats est directement affectée à la protection des riches citoyens de la ville. En plus d’effectuer des patrouilles dans la région et de repousser d’éventuelles incursions de Krungs, les auxiliaires ont également la lourde tâche de traquer les esclaves en fuite. Vues les conditions de vie effroyables de ces derniers, il arrive qu’un auxiliaire conciliant détourne brièvement le regard et laisse une maigre chance aux fuyards…Rumeurs et intrigues
Une infime partie de l’aristocratie de la ville partage un secret. Par désœuvrement total ou foi véritable en Satma, ces Curodiens se rendent parfois aux Chutes de Grisoeil pour s’y livrer à des cérémonies nocturnes que la bonne société impériale (aux mœurs pourtant… libérées) jugerait scandaleuses.
Type
City
Population
9 000 (dont 2 000 citoyens curodiens), plus quelques milliers d'esclaves
Lieu situé sous
Organisation Propriétaire

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