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Trög-Daran

Trög-Daran désigne la plus grande île du Haut-Stanac. Territoire de tribus dolmates, c’est un lieu rude et sauvage aux fjords étroits.

Géographie

La grande île de Trög-Daran s’étend au nord-ouest du Haut-Stanac. A l’est, elle est séparée du continent par la Baie d’Altaï-Sor. Au sud, un détroit la sépare du territoire du Sög-Tuul. L’île de Trög-Daran est longue de près de 500 km du nord au sud et large de 150 à 200 km en moyenne.  

Climat

  Le climat de Trög-Daran est océanique froid, mais profondément influencé par un anticyclone durable. Le ciel y est souvent clair, les vents réguliers sans être violents et les précipitations modérées. Les vallées côtières sont fréquemment balayées par des brumes froides.   Sans être d’une brutalité extrême, les hivers sont longs et froids.

Description

Vue du large, l’île de Trög-Daran apparaît comme une muraille continue de montagnes aux silhouettes déchiquetées et aux cimes souvent prises dans des nuages bas qui s’accrochent. Les côtes de l’île sont profondément entaillées de fjords étroits, de baies encaissées et de criques rocheuses où les sables fluides s’engouffrent violemment.   L’île est presque entièrement montagneuse, son altitude moyenne avoisinant les 2000 mètres. Plusieurs sommets dépassent les 3000 mètres, et leurs cimes restent blanchies une bonne partie de l’année. On y trouve des dépôts de fer.   Les vallées intérieures sont rares et généralement encaissées. Certaines abritent des lacs glaciaires (particulièrement dans la région centrale). L’île est parcourue de quelques cours d’eau rapides, alimentés par la fonte des neiges et des glaciers suspendus.   Au niveau de la végétation, les zones côtières basses sont parsemées de forêts denses de conifères, sombres et épaisses. À mesure que l’on gagne en altitude, elles cèdent la place à des landes et des prairies, puis à des pentes rocheuses enneigées. Au-delà de 2500 mètres, la végétation devient rare, limitée à des mousses, des lichens et quelques plantes rampantes.

Société

Les vallées et les côtes abritent une cinquantaine de tribus dolmates, farouches et batailleuses. Chacune possède son propre territoire, souvent délimité par des marques naturelles telles que des torrents asséchés, des collines ou des formations rocheuses particulières. Ces territoires sont âprement disputés (surtout ceux abritant des dépôts de fer) et les conflits entre tribus sont fréquents.   Les plus grandes tribus comptent deux à trois villages coalisés, les plus modestes se résumant à un hameau.  

Agglomérations

  Les Dolmates vivent dans des villages aux longues et hautes demeures mélangeant rondins, pierre, cuir et ossements de roskal. Elles sont organisées autour d’un hall commun, à la fois demeure du Körman (cf. plus bas) et lieu de rassemblement pour les banquets. L’écrasante majorité des communautés est entourée d’une haute palissade (obstacle marginal toutefois en cas d’assaut déterminé…). Les villages côtiers disposent en règle générale de longues jetées en bois et d’espaces pour débiter les roskasl.   Souvent, un coin est dévolu à la fosse à combat, vaste tranchée aux murs garnis d’épieux dans lesquels les Dolmates peuvent épancher leur trop plein d’énergie lors de combats brutaux à mains nues.   Les esclaves sont parqués dans leurs propres quartiers, généralement de longues et basses cahutes gelées.

Économie

Les Dolmates et leurs esclaves vivent de la pêche, de la chasse, du bois et du pillage, les roskals de l’Océan Boédrique demeurant la principale source de nourriture pour beaucoup de communautés. L’agriculture est quant à elle marginale, limitée aux quelques vallées les mieux exposées. Dans la majorité des cas, il s’agit de grandes fermes où triment des esclaves qui peinent à arracher au sol ingrat quelques céréales résistant au rude climat.   Quelques mines de fer ont été ouvertes, âprement disputées par les tribus et changeant souvent de main... Des esclaves y triment pour arracher le précieux minerai aux montagnes.   Le commerce inter-tribus est limité, chacune tendant au maximum vers l’auto-suffisance.

Gouvernement

Les tribus du Trög-Daran sont menées par des Körmans (chefs et cheffes). Redoutables combattants à l’appétit prodigieux, ils ont toute autorité sur leur peuple et ne rendent des comptes à personne.

Armées et défenses

Chaque tribu dispose de combattants, chacun d’entre eux gérant son propre équipement. Indisciplinés mais intrépides, les maraudeurs dolmates du Trög-Daran comptent sur la puissance brute pour écraser leurs adversaires.   Lorsqu’ils ne se cognent pas entre eux ou sur leurs voisins, les guerriers des tribus embarquent sur leurs tulgurs pour lancer des raids sur le Batuqan, le Qaratu, le Sög-Tuul et les communautés qui vivent entre deux. Nourriture et esclaves sont les cibles prioritaires, les Dolmates n’ayant que peu d’intérêt pour les éventuelles babioles produites par les peuplades visées.   Régulièrement, les Dolmates du Trög-Daran doivent batailler contre leurs congénères de la Pointe de Borök qui n'hésitent pas à attaquer les villages les plus exposés pour leur dérober vivres et esclaves.

Rencontres

L’île de Trög-Daran abrite une faune robuste (mais réduite) qui a réussi à échapper à la voracité des Dolmates en se réfugiant en altitude. On y croise surtout des mouflons de Dar (mouflons d’un blanc assez pur, aux cornes recourbées, qui vivent en troupeaux mâles-femelles séparés en dehors du rut), des ours bruns massifs, des pumas, des aigles royaux, des pygargues à tête blanche et des corvax.   Les eaux des lacs abritent surtout des saumons et des flétans. Enfin, quelques phoques de poussière (animaux au cuir épais et plissé, tacheté de gris) envahissent à l'occasion une plage abritée, à la recherche de crustacés. Les animaux ont appris à éviter les Dolmates.
Type
Island
Sous-localisation
Un guerrier du Trög-Daran
 

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