Möngen
Möngen est l’agglomération qui tient lieu de capitale à l’Odomei (même si ce dernier ne dispose d’aucune autorité centrale). Elle passerait pour un simple grand campement dans des nations plus « civilisées ».
Géographie
Möngen s’étale autour d’une baie de sable dans l’est du Bassin de Sergën, au sud-ouest des Hautes Steppes de Sultümen. Le site est relié à Daragutaï par une piste fréquemment empruntée.Infrastructures et urbanisme
Möngen est installée au pied d’une grande colline rocheuse qui domine la baie. Elle s’étend en une myriade de maisons rondes en bulbe, faites en clayonnage, bois et cuir (parfois aux tuiles d'ardoises, pour les plus riches), vaguement agencées le long de rues sinueuses qui descendent toutes vers la zone portuaire, tout à l’ouest. En plus des constructions semi-permanentes, Möngen dispose de plusieurs secteurs dégagés destinés aux tribus de passage. La « ville » est ainsi en perpétuel mouvement : certaines parties restent habitées tout au long de l’année, tandis que d’autres ne s’animent qu’au moment des grandes assemblées. Möngen ne dispose que de quelques tavernes dans la zone portuaire (cf. plus bas). La population locale profite plutôt de cinq grandes huttes communautaires qui accueillent chaque soir des cercles autour du feu, où on échange alcool, récits et nouvelles. Les étrangers n’y sont normalement pas admis (et même les représentants d’autres régions de l’Odomei ne sont admis qu’au compte-gouttes. On vient dans les huttes communautaires pour se divertir entre amis et voisins avant tout).Le Hall des Anneaux
Le Hall des Anneaux est l’unique édifice trônant au sommet de la colline qui surplombe l’est de la ville. Ce complexe palatial sert de résidence au Tsopeï et à la noblesse guerrière qui l’entoure. Il est protégé par une petite enceinte de pierre sèche et de troncs, flanquée de quelques tours de garde. Le bâtiment central est une grande structure ovoïde aux murs épais, à la toiture en bulbe accentué et aux encadrements en pierre. Quatre grandes portes permettent d’y pénétrer. Une vaste salle sert aux audiences publiques. Six grands anneaux de métal sont suspendus par des chaînes au plafond. On les dit fait d’or pur… Les autres quartiers du hall sont ordonnés et décorés avec une profusion de fourrures, de tentures précieuses, de meubles en bois rare et de splendides armes d’apparat. Autour du hall central, on trouve quelques dépendances (greniers, écuries, entrepôts, quartiers des gardes).Les Quartiers Mouvants
Répartis en plusieurs zones, les Quartiers Mouvants regroupent les espaces semi-aménagés (notamment avec des puits et des enclos) destinés aux tribus de passage. Chacune y érige ses propres abris, délimitant temporairement son territoire avec des poteaux sculptés ou des peintures sur les roches environnantes.Zone portuaire
La zone portuaire de Möngen abrite les seuls édifices « en dur », à savoir les entrepôts et les greniers. Ces longues structures basses, aux épais murs de pierre sèche et aux toits en plaques d’ardoise ressemblent à de petites forteresses. Les longs pontons de bois accueillent indifféremment navires de pêche et de commerce, ainsi que quelques embarcations légèrement armées destinées à éloigner les pirates. Enfin, la zone portuaire regroupe les quelques tavernes de la ville ouvertes aux étrangers (et parfois fréquentées par des habitants du cru).Habitants
Möngen abrite de manière plus ou moins permanente 4 000 personnes (principalement des Baïkous et une importante minorité d’Ambous). Lors des grands rassemblements commerciaux, la population peut monter jusqu’à 10 000 personnes.Société
Möngen est un lieu où l’on peut sentir à la fois l’effervescence du commerce et la tension permanente liée aux conflits tribaux et à la concentration de nombreux mercenaires. Celle-ci est à peine contenus par l’autorité du Tsopeï et de ses soldats. Le soir, de nombreux grands foyers où brûlent la tourbe et la bouse d’oriska sont allumés un peu partout et réunissent ceux qui n’ont pas pu (ou ne veulent pas) rejoindre les huttes communes, pour discuter, célébrer et se détendre.Économie
De manière générale, le commerce est géré par une caste marchande qui répond directement au Tsopeï. Möngen accueille de nombreux artisans (souvent ambous) qui façonnent des outils, des armes et des bijoux, profitant des matériaux bruts qui transitent par le port. Une partie de leurs revenus est captée par la caste marchande et enrichit le Tsopeï. L’agglomération vit également des mercenaires, beaucoup embarquant ici pour rejoindre un port des côtes est de Stanaca. Bien peu reviennent… Enfin, Möngen exploite à quelques kilomètres à l'est, dans une région de collines rocheuses, plusieurs grands dépôts d'ardoise. Une partie est exportée.Gouvernement
Möngen est dirigée par un Tsopeï, maître absolu et représentant le plus influent de la noblesse guerrière locale (qui fait office de cour).Lois et ordre
L’ordre est maintenu par les soldats du Tsopeï. Ils se montrent très durs avec les étrangers et n’ont que mépris pour les mercenaires (des chiens fous sans maître).Armées et défenses
Möngen n’est pas fortifiée à proprement parler, puisqu’elle n’est entourée que d’un haut talus et de quelques tours de surveillance. La ville compte également pour se défendre sur quelques fossés et des barricades démontables.
Type
Capital
Population
4 000 en moyenne (peut monter à 10 000 lors des grands rassemblements commerciaux)
Lieu situé sous
Organisation Propriétaire

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