Kherem est une ville fortifiée du
Tepasca et un important centre agricole.
Géographie
Kherem se trouve sur les rives sud du
Lac Masanac, entre les
Landes de Kherem Bor et le
Massif de Saruïn.
La ville est reliée à
Sain-Gol et
Ulaan-Dorai par une route de terre bordée de cairns. Sans être de grande qualité, elle demeure régulièrement empruntée par des caravanes.
Infrastructures et urbanisme
Kherem occupe une série de petites éminences planes, avec une topographie générale descendant vers le sud. Basse et compacte, la ville ne suit pas un plan géométrique stricte, s’adaptant simplement à la topographie des lieux. Ses rues ne sont jamais droites, mais demeurent suffisamment larges pour que des troupeaux y transitent.
Les maisons rondes en forme de bulbe aplati et à base de pierre rappellent les constructions des nomades du nord. La poignée de grandes demeures qui occupent le nord de la ville sont soutenues par d’élégantes colonnes en bois sculpté, et leurs toits sont garnis de tuiles d’ardoise.
Plusieurs rues sont pavées, des rigoles en leur centre permettent d'évacuer les eaux usées vers l’extérieur.
Quartier agricole
L’ouest de la ville est occupé par un grand nombre de greniers surélevés et d’entrepôts, sans doute les bâtiments les plus solides de
Sain-Gol. On trouve également de grands enclos destinés aux éleveurs de
muffalos de la région.
Place des caravanes
Une large place destinée aux caravanes occupe le sud. En partie pavée, elle est bordée de nombreux artisans et de quelques tavernes toujours bondées.
Temple du Caen-Cana
Au sud-est de l’agglomération, un peu à l’écart, on trouve un temple du
Caen-Cana. Il est entouré d’une enceinte de torchis et de pierres sèches et se compose de trois grandes maisons, au toit en bulbe aplati. L’une est destinée au recueillement et à la discussion, une autre sert de quartiers aux anciens et sages et enfin, la plus petite, est un sanctuaire inviolable.
Un ensemble de cairns funéraires se dresse à proximité, parfaitement organisés sur une dizaine de lignes parallèles. Les adeptes du
Caen-Cana y enterrent leurs morts et continuent d’agrandir le site, génération après génération.
Habitants
Kherem est peuplée de 9 000 personnes, essentiellement des
Baïkous. On trouve également une importante minorité de
Belcans.
Société
Kherem accueille parfois des réfugiés des
Landes de Kherem Bor fuyant les raids des esclavagistes du
Ravansca. Même si la majorité décide de repartir assez rapidement, ces afflux soudains de population apportent leurs lots d'instabilité et de désagréments divers...
Économie
Kherem est un centre artisanal qui produit des textiles de lin et des outils agricoles. Elle fournit ainsi une bonne partie des campagnes environnantes. La ville organise régulièrement des foires agricoles et des marchés aux bêtes, des villageois des
Landes de Kherem Bor faisant le déplacement pour proposer leurs produits.
Kherem exploite également des carrières d’ardoise à quelques kilomètres au sud.
A l’occasion, malgré les relations exécrables entre le
Tepasca et le
Ravansca, des caravanes font la liaison entre les deux nations via la
Passe de Bulhdaï.
Gouvernement
Comme les autres villes du pays, Kherem est dirigée par un trio de
Taldans (anciens).
Lois et ordre
Kherem dispose d’une milice. Lorsqu’ils ne doivent pas gérer un afflux soudain de réfugiés fuyant les
Landes de Kherem Bor, les gardes ont surtout affaire à des règlements de comptes entre marchands et à des bagarres d’ivrognes.
Armées et défenses
Kherem est fortifiée, entourée d’un mur de torchis et de pierres sèches de près de huit mètres de haut, renforcé de quelques tours basses. Les quatre portes de la ville ferment dès la nuit tombée.
La ville sait qu'elle peut compter sur les villages voisins et leurs cloches d'alerte pour signaler la présence de maraudeurs.
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