Orkhon est une ville fortifiée du
Tepasca et la version miniature de
Bayan-Bayan, sa voisine.
Géographie
Orkhon se trouve sur les rives nord du
Lac Masanac, non loin de l’embouchure du fleuve
Bayldur.
La ville est reliée à
Borogun par une route bien balisée, bordée de cairns. Une autre, nettement moins bien tenue, s’élance au nord, vers les ruines de
Tsagaan-Khot.
Infrastructures et urbanisme
Orkhon occupe une grande éminence plane. Basse et compacte, la ville ne suit pas un plan géométrique stricte, s’adaptant simplement à la topographie des lieux. Ses maisons rondes en forme de bulbe aplati rappellent les constructions des nomades.
Plusieurs rues sont pavées de galets collectés dans le fleuve. Des rigoles en leur centre permettent d'évacuer les eaux usées vers le lac.
Zone portuaire
Des pontons en bois solidement fichés à la rive occupent une bonne partie de la longueur sud de la ville. De solides entrepôts, aux murs bas et épais, occupent la partie ouest.
Quartier agricole
Le nord de la ville est occupé par des greniers surélevés, des entrepôts et de grands enclos destinés aux éleveurs d’
oriskas de la région.
Place des caravanes
Près des portes est de la ville s’étend une large place destinée aux caravanes. En l'absence de pavage, elle se transforme en lac de boue lors des grandes pluies. La place est bordée de nombreux artisans et de quelques tavernes toujours bondées.
Lignes de cairns
A l’est de la ville et de ses remparts, un peu à l’écart, on trouve un ensemble de cairns funéraires, parfaitement organisés sur une dizaine de lignes parallèles. Les adeptes du
Caen-Cana y enterrent leurs morts et continuent d’agrandir le site, génération après génération.
Habitants
Orkhon est peuplée de 7 000 personnes, essentiellement des
Baïkous. On trouve également quelques
Belcans une minorité d’
Ambous, qui vivent entre eux.
Taciturnes et méfiants, la plupart des habitants sortent armés. Les plus vieux trainent toujours le traumatisme de la destruction de
Tsagaan-Khot.
Société
Orkhon a tout d’une ville frontière, dernière halte avant la barbarie et les étendues sauvages. En regardant au nord ou en direction du fleuve, on ne peut pas s’empêcher de penser à la menace des maraudeurs
dolmates.
Parfois, des membres des clans nomades de la
Grande Taïga de Keshig viennent y échanger leurs plus belles peaux et des histoires contre de l’alcool et du matériel. Fiers et farouches, ils passent rarement inaperçus.
Économie
Avec
Bayan-Bayan, Orkhon est un point de passage quasi obligé pour les caravanes marchandes transitant autour du
Lac Masanac. Pour poursuivre leur route à l’ouest, les caravanes doivent s’embarquer sur de lents navires pour une traversée d’une cinquantaine de kilomètres, là où le courant du fleuve le permet.
Port de pêche actif, Orkhon exploite également les ressources des berges du lac : tourbe, roseaux et oiseaux qui y vivent. Enfin, la ville est ceinturée de villages agricoles qui font pousser des céréales et des légumes. Le surplus de leur production est envoyé dans les greniers et les entrepôts qui occupent principalement le secteur agricole.
Gouvernement
Comme les autres villes du pays, Orkhon est dirigée par un trio de
Taldans (anciens).
Armées et défenses
Orkhon est fortifiée, entourée d’un mur de torchis et de pierres sèches de près de neuf mètres de haut. Cette muraille serait à peine suffisante pour arrêter des
Dolmates particulièrement déterminés, et les habitants en sont malheureusement que trop conscients. Les trois lourdes portes de la ville ferment dès la nuit tombée.
La ville sait qu'elle peut compter sur les villages voisins et leurs cloches d'alerte pour signaler la présence de maraudeurs.
Enfin, Orkhon peut se targuer de posséder quatre navires de guerre, qui patrouillent régulièrement dans la partie nord du
Lac Masanac, à la recherche d’éventuels pirates et surtout de maraudeurs
dolmates. Même s'ils collaborent avec ceux de
Bayan-Bayan, la tâche n’est pas aisée, le fleuve étant large et les brumes tenaces dans la région.
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