Sercolca
Le Sercolca est un pays de trappeurs et de mercenaires, domaine d’hommes endurcis par un climat rude et une nature inhospitalière.
Géographie
Le Sercolca se trouve sur une grande île de l’est de l’Odanie Supérieure entre le Bassin Vetrani et la Mer Cyanate, à l’est des Forêts des Murroyes, au nord des Collines du Falmire. Elle est séparée du continent, au sud, par le Détroit du Mervien.Caractéristiques géographiques
Sites importants
Le Sercolca ne possède pas de grandes villes en dehors de la capitale, mais trois forteresses servant de centres de commerce et de rassemblement militaire.- Dragolca. La capitale
Climat
Le climat du Sercolca est rude et imprévisible. Les hivers sont longs, avec des tempêtes de sable chargées d’humidité qui peuvent durer des jours entiers. Les étés, bien que courts, sont marqués par des pluies torrentielles et une prolifération d’insectes.Description
Le Sercolca est couvert de forêts épaisses et de montagnes escarpées. Ses côtes sont déchiquetées. Les montagnes de l’est, surnommées les Crocs de Sorgdan, abritent quelques gisements de fer, mais sont difficiles d’accès. On y trouve également des grottes très profondes.Habitants
Les Sercolcans sont majoritairement des Vetrans. On trouve aussi quelques Galites.Société
Les Sercolcans mènent une vie simple, centrée sur la chasse, un peu d'élevage et de culture, et le commerce du bois. En dehors des forteresses, ils vivent dans des villages isolés, reliés par des pistes forestières. Trois grandes classes dominent la société :- Les trappeurs vivent dans la nature pendant des mois, survivant de la chasse et de la cueillette. Ce sont eux qui approvisionnent les marchands en fourrures précieuses, mais surtout qui racontent les histoires et légendes qui souvent la société
- Les Guerriers-masques, mercenaires redoutés pour leur endurance et leur férocité, sont embauchés par les empires hubrims pour des guerres lointaines. Quelques-uns reviennent riches et rentrent en triomphe au pays, mais la majorité disparaît à jamais. Ils sont affublés d'un masque en bois (d'où leur surnom), destiné à les protéger des intempéries et du sable volatile. Sculpté pour leur première expédition et lien avec leur patrie, il s'agit souvent de leur bien le plus précieux
- Les artisans, forgerons et commerçants, installés dans les forts du pays, fabriquent et surviennent aux besoins des deux autres groupes majeurs, ainsi qu'à ceux des paysans, des bûcherons et des pêcheurs
Conditions sociales
Le Sercolca a une rude structure patriarcale, souvent brutale, et les femmes n'y sont guère bien traitées. Si elles ont accès aux mêmes fonctions que les hommes, elles doivent se montrer deux fois plus opiniâtres et féroces que leurs congénères masculins pour se faire respecter. La vie est particulièrement difficile pour les personnes âgées (en dehors des hommes et des femmes esprits), surtout celles privées de descendance. Faute d'hospices, beaucoup en sont réduites à la mendicité.Vêtements, attributs
Les Sercolcans utilisent traditionnellement de nombreuses fourrures dans leur habillement. L'usage des braies restant extrêmement marginal, ils portent généralement de lourds pagnes et des bandes de tissu molletonné doublé de fourrure pour se protéger les jambes. Les bijoux en ambre poli sont très populaires. Comme de nombreux Vetrans d'autres nations, pratiquement tous les Sercolcans arborent un bijou en os ou en ivoire (parfois en bois) qui leur perce l'arête du nez (il est même parfois doublé). Traditionnellement, il symbolise le passage à l'âge adulte.Culture orale
Les Sercolcans ont peu d'écrits et une société profondément animiste. Leurs histoires et légendes, contées avec talents par certains trappeurs, jouent un grand rôle dans leur identité collective.Esclavage
Le Sercolca pratique l'esclavage de manière limitée, achetant parfois des prisonniers à des esclavagistes hubrims.Economie
Malgré son isolement, le Sercolca exporte dans les empires hubrims du bois résineux et imputrescible, recherché pour les charpentes et les navires. Quant à ses Guerriers-masques, ils sont aguerris et prisés pour leur résistance aux conditions extrêmes. En échange, les Sercolcans reçoivent du grain, du sel, du fer raffiné, de l’huile d’olive et du vin, ainsi que des produits de luxe qu’ils n’ont pas le savoir-faire de produire eux-mêmes. Le Sercolca n’est absolument pas un pays de marins et de navigateurs, et ne possède aucun navire des sables digne de ce nom (en dehors de quelques barcasses poussives). Les Hubrims s’en contentent parfaitement et ont ainsi une certaine mainmise sur la nation insulaire.Monnaie
Le Sercola pratique surtout le troc, ou se limite au bronze pour les usages courants. Certains marchands commerçant avec l'extérieur emploie les monnaies impériales standardisées (l'or pour les grosses transactions, sinon l'argent ou le bronze).Gouvernement
Le Sercolca n’a pas de véritable gouvernement centralisé. Il est divisé en clans, chacun régi par un chef de guerre ou un patriarche élu. Ces clans fonctionnent de manière indépendante, bien qu’ils s’allient et se trahissent régulièrement, en fonction des besoins. Le clan Serco, le plus puissant, règne sur la capitale de Dragolca, et parvient plus ou moins à éviter une guerre civile généralisée dans le pays.Religion et croyances
Les Sercolcans sont majoritairement animistes. Ils croient fermement aux esprits qui peuplent les bois et les montagnes. Leur spiritualité est pragmatique : pas de temples grandioses, mais des autels rudimentaires (souvent des pierres dressées) au creux des forêts et des prières murmurées avant la chasse et les expéditions. Les hommes et les femmes-esprits des clans, souvent des vieillards rabougris, sont respectés pour leur capacité à interpréter les signes de la nature et des esprits. Malheureusement, une pratique tenace liée à la consommation d’herbes et de champignons hallucinogènes les conduit irrémédiablement vers la folie.Relations extérieures
Le Sercolca n’a que peu d’alliés, mais son commerce avec les empires des Hubrims le rend indispensable. Ceux-ci tolèrent son indépendance tant qu’il continue d’exporter ses mercenaires et ses ressources. Même l'Empire Leviate, qui considère les humains comme du bétail, accorde un crédit minimal aux compétences des mercenaires de Sercolca. Avec les nations humaines proches, les relations sont plus complexes. Les nations du sud perçoivent les Sercolcans comme des barbares utiles mais indignes de confiance. Certains les emploient comme soldats, mais la majorité les repoussent comme des pillards. Quant aux nations du Sotva, elles les considèrent avec un profond mépris
Type
Geopolitical, State
Capitale
Système Gouvernemental
Tribalism
Localisation
Territoires Contrôlés
Related Species
Guerrier-masque du Sercolca


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