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Wed 15th Jul 2020 09:49

La présence de l'ennemie?

by Morgan

Une journée fort inusitée et très haute en couleur que ce fut. Tout d'abord, après plusieurs jours de marches vers le sud-ouest. En territoire de la ligue de Mautal, nous avons rencontré des brigands qui semblaient s'en prendre à une pauvre famille dans une ferme. De mon devoir de chevalier errant, j'ai souhaité immédiatement leur porter secours avec l'aide de mes compagnons, mais on me refusa cette demande pourtant tout honorable pour des raisons futiles tel que le manque de profit, d'intérêt à une telle action. Long sourire m'a prouvé une fois de plus qu'il n'est pas digne d'être un meneur d'hommes, mais en manque de pouvoir au sein de cette compagnie, doutant des intérêts réels des loups dorés, j'ai du me plier aux ordres. Ce n'est que quelques heures plus tard, après que les malfrats eut commis nombres de crimes horribles que Long Sourire accepta le bon sens de punir ceux qui se sont détournés du droit et juste chemin, après que nous ayons croisé marchand qui affirmait que des espions aurait été capturé dans la ville tout près. Burak n'a senti que l’appât du gain.
Nous nous sommes donc rendus sur place pour pourfendre les malandrins, guidés par la juste cause, ceux-ci ont mordu la poussière rapidement, mais non sans avoir réussi à m'entailler la chair, possiblement une punition pour ne pas avoir agi plus rapidement. Après avoir porté secours aux malheureux, le père ayant payé chèrement de notre retard et son fils étant mort tentant de préserver l'honneur de leur famille, Burak a forcé ma personne à commettre une des pires ignominies, soit de piller les corps sanguinolents des bandits, à la recherche de piécette et d'objet de valeurs... Il a poussé l'affront de permettre à certains membres du groupe, Sir Chevalier, à ne pas prendre part à cette honte sous prétexte que cela allait à l'encontre de ces préceptes, niant du coup mon héritage culturel et ma tradition... Il me faudra faire pitance pour cet acte, sinon les dieux me feront payer un tel affront. Je me sens mal, il me faudra méditer sur cela très prochainement.
La suite fut moins scandaleuse, Burak décida d'accompagner les pauvres civils jusqu'à la ville la plus près, mais envoya 4 d'entre nous aux avants afin de nous assurer que les espions en villes étaient bels et bien réels et, si possible ou opportun j'assume, de faire publicité pour les Loups dorés en énonçant que nous protégeons le peuple. Nous nous rendîmes sur place ou nous avons remarqué de fortes tensions, l'émeute n'étant pas bien loin. J'ai tenté sur le chemin d'éclairer le chemin d'un pauvre paysan, mais mon manque de maîtrise de la langue et ma mauvaise connaissance des coutumes locales ont rapidement créé des barrières. J'espérais que le partage de la foi et ma bienveillance serait suffisant à combler ce manque, mais je me suis lourdement trompé. Je me fais le devoir de devoir pallier ces manquements. Ce pauvre gueux blessé n'aura été que traumatisé par mon passage, plutôt que rassuré devant notre futur combat que nous menons pour mener cette guerre juste.
Arrivés en ville, nous avons été face à une foule en colère qui réclamait, à ce que j'en ai compris, le sang des prétendus espions. J'ai tenté de calmer les ardeurs de Joël qui, comme à ce qui semble être son habitude, souhaitait imposer sa supériorité sur ces interlocuteurs. Ma pression aura fini par l'énervé encore plus à ma déception, me poussant à mener la discussion avec le protecteur Magobos à sa place. Coup de chance, fervent croyant, il aura agréé à nous laisser rencontrer lesdits espions. Malgré les paroles échangées, il sembla me porter une importance beaucoup plus grande que ce que j'essayais de communiquer avec lui, n'ayant pas eu à négocier.
Est-ce que ces hommes pointés comme des espions ne sont que de pauvres victimes, est-ce qu'ils sont des individus qui s'opposent à la digne justice sur lesquels il s'agit d'abattre la lame juste sur ceux-ci avant qu'ils ne compromettent la libération?