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Le Kappu

Le kappu est un grand oiseau originaire des plaines du Llahe, où il est élevé et dressé par les Aqonti afin de servir de monture et de compagnon de voyage. Sa rapidité, son intelligence et la solidité de son bec épais en font un allié de choix pour braver les dangers du Miroir Brisé, même si de par son manque d’endurance et sa faible constitution il demeure un animal relativement fragile.

Biologie

 

Physionomie

 
Si ce grand volatile atteint les 3 mètres au garrot pour 350kg, son long cou lui permet de culminer encore plus haut lorsqu’il se tient sur ses pattes arrières. Il est incapable de voler : ses petites ailes lui servent à équilibrer sa course lors des pointes de vitesse, lui permettant d’effectuer des virages serrés qui lui seraient impossibles sinon. Cela fait de lui un animal particulièrement agile, capable d’esquiver les vives attaques des shilkrits. Au repos ou bien en marche lente, il bascule vers l’avant pour se déplacer sur ses quatre membres.   Il n’existe pas de dimorphisme sexuel notable chez cet oiseau. Sa peau grisâtre est recouverte de plumes, un très fin duvet au minimum. Il dispose d’une longue queue qui fait office de gouvernail au même titre que ses ailes. Le toupet qui orne son crâne peut ressembler à un bouquet de plumes, mais en l’examinant plus en détail on réalise qu’il s’agit en réalité d’un simili-shan, qui semble avoir des propriétés du même type que celui des Aqonti - dans une mesure bien moindre. Ses pattes arrières sont très musclées et terminées par de larges pieds aux doigts griffus qui supportent très bien la course dans la boue. Enfin, le large bec du kappu est reconnu pour son extrême solidité. Les Aqonti aiment le peindre de couleurs vives selon les motifs propres au dam ou à la région.

Sous-espèces

 
On dénombre deux sous-espèces de kappus sur le Llahe. Le kappu bleu, ou kappu commun, est le plus répandu et constitue la référence de l'espèce. Cependant on trouve dans les régions nord du Miroir Brisé des spécimens plus petits et aux couleurs plus ternes que l’on appelle les kappus des sables. Ceux-ci atteignent rarement la taille de leurs cousins et sont notablement moins rapides, mais ils disposent d’une constitution plus robuste et sont capable de supporter de plus lourdes charges. On leur reconnaît une endurance appréciable qui fait le bonheur de certains voyageurs.   Ils sont facilement discernables du fait de leur plumage. Le kappu bleu porte bien son nom, bien que les teintes diffèrent légèrement selon les individus, variant du nacré au bleu sombre. Le kappu des sables pour sa part s’autorise un plus grand panel de motifs et de contrastes, dans des teintes bleu-gris, brunes, beiges et jaunes.

Alimentation

 
Le kappu se nourrit de fruits, d’algues et d’insectes, mais sa source principale d'énergie est la sève d’eqee. Son bec tranchant lui permet, en frappant de façon répétée sur le tronc de ceux-ci, d’y ouvrir de longs sillons dans lequel il peut prélever le liquide sucré dont il est si friand.

Reproduction

 
Mâles et femelles vivent en bandes éparses à l'état sauvage et se rassemblent chaque année au début de la saison la plus humide pour le processus d’accouplement, qui mène à la ponte d’oeufs de taille conséquente dans les nids creusés par les mâles au sein des bosquets d’eqee.   Ces oeufs peuvent faire plus de 2kg et sont la cible de l'appétit de bon nombre de prédateurs, notamment des shikrits qui lancent des raids réguliers sur les bosquets occupés pendant la période de couvaison. Le groupe de kappu fait alors face et peut parfois se battre des journées entières avec ces chapardeurs dont ils sont capables de briser la nuque d’un coup de bec. Une femelle peut pondre jusqu'à six oeufs pendant une saison, qu’elle couve deux mois avant éclosion.   En aqontil, les petits sont appelés les kappukas. Ils sont particulièrement vulnérables à la faune alentours, qui les considère comme de délicieux en-cas. Seule la moitié de la jeune génération survit jusqu'à maturité sexuelle, qui se situe approximativement trois ans après la naissance.

Capacités et limitations

 
Bipède habile et puissant, le kappu peut atteindre une vitesse de 60km/h en pointe, ou tenir un rythme constant pendant plusieurs heures à 40km/h, s’il demeure peu chargé, ou 25km/h dans les flaques du Llahe. Son ossature légère et ses muscles postérieurs puissants lui permettent de franchir des obstacles de 2m, ou de bondir à une dizaine de mètres, s’aidant de ses ailes pour équilibrer ses sauts et les amortir dans une moindre mesure.

Instinct et comportement

 
Le kappu est apprécié pour sa docilité et son intelligence. Il est facile à approcher, même à l'état sauvage, car il semble partager avec les Aqonti un lien obscur et inexpliqué : il se montrera calme et protecteur aux alentours de ces derniers. Pour un représentant d’une des autres races recensées, l’exercice peut se révéler plus délicat - quoique pas impossible.   L’animal semble préférer les tempéraments calmes et se montrera très agité si l’environnement devient trop bruyant. En effet, le kappu dispose d’une ouïe sensible qu’il ne faut pas malmener. Son cri est d’ailleurs un très léger sifflement à peine audible pour les oreilles véleïdes mais qui semble suffisamment puissant pour être entendu par des spécimens très éloignés.
 

Elevage

 

Dressage

 
Qu’il soit né de l'élevage ou en liberté, le dressage du kappu ne s’effectue pas au delà de ses cinq premières années. Après cela, on a constaté que l’animal s'était forgé trop de caractère propre pour constituer une bonne monture - même si certaines exceptions existent pour confirmer cette règle. Les Aqonti utilisent pour le dressage une méthode douce à base de récompenses et de progression lente jusqu'à l’acceptation totale du cavalier dans une routine quotidienne.   Du fait de leur fine ouïe, la meilleure façon de communiquer avec le kappu est avec le sifflement. Le dressage leur apprend à réagir d’une certaine façon à différentes modulation sifflées.   Le prix d’un kappu dépend de sa qualité en tant que monture ou reproducteur, mais s’en procurer un demeure relativement accessible pour la plupart des bourses. Certains dams ont fait de l'élevage de cet oiseau leur activité principale et sont par la force des choses devenus une étape obligatoire pour quiconque envisage de voyager sur le Miroir Brisé.

Courses

 
Très populaires sur le Llahe, les courses de kappu peuvent rassembler de grandes foules enthousiastes. La plus grandiose est sans aucun doute celle de la Kan’kama, cette grande fête traditionnelle qui s’organise tous les deux ans sur la berge orientale du Shelem.   Montés sur les meilleures bêtes du territoire, les intrépides cavaliers participant à cette course doivent effectuer le tour complet du Shelem, en s'arrêtant à certaines étapes disséminées tout au long de la boucle et auxquelles ils doivent prélever des rubans de couleur. Cette épreuve de longue haleine prend en général plus de 20 heures au coureur le plus rapide, mais le jeu en vaut la chandelle : le vainqueur remporte le kappu de son choix parmi le cheptel des éleveurs présents à la fête ou parmi les montures de ses concurrents, même si la bête n’est pas à vendre.

 

Usages

  On ne nomme que les kappus faisant preuve d’une qualité exceptionnelle, avec des noms composés de deux syllabes. Les jeunes kappus nés de lignées reconnues et qui sont donc prometteurs ont pour leur part droit a un nom d’une seule syllabe, qui se complètera d’une deuxième partie si son potentiel se confirme.
Les kappus ordinaires, on se contentera de les appeler tout simplement “kappu”. Les kappus nommés sont de toute évidence bien plus recherchés, et donc plus chers.   Les Aqonti sont en général réticents à l'idée de tuer un kappu pour en consommer la viande ou en exploiter le cuir, à cause notamment de la présence de cet organe semblable au shan sur leur crâne, ce qui les hisse à leurs yeux légèrement au dessus des autres animaux. Cela arrive pourtant quelquefois, lorsque l’on n’a pas vraiment le choix. On a moins de scrupules à consommer les oeufs, afin notamment de maîtriser le nombre de naissances au sein des élevages.   Un beau kappu fait la fierté de son propriétaire. Ces animaux jouissent du respect des Aqonti - dont on impute une partie à la Rémanence - mais également d’une excellente réputation dans le Refuge en général. Ils sont aux yeux de tous la monture la plus rapide que l’on puisse se procurer, et beaucoup déplorent de ne pouvoir les mener ailleurs que sur le Miroir Brisé sans risquer leur santé. En effet si les kappus sont les rois du Llahe, on évite en général de les exporter trop à l’ouest : les miasmes de Vertoile les rendent facilement malades et le vent trop fort du Souffle déséquilibre leur course, les limitant à la marche pataude et prudente.
Distribution Géographique

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