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Tenkdoï

Tenkdoï est une ville comptoir du Tlacana.

Géographie

Tenkdoï se trouve sur la rive est du Daen Phara, à peu près à hauteur de la portion centrale de l’Echine Grise. Près de la ville, le fleuve est large de près de 15 km et se déroule en un large cours brun et lent, ponctué d’îlots alluviaux et de bancs de vase.  

Climat

  Le climat de Tenkdoï est chaud et humide une grande partie de l’année, tempéré toutefois par les vents descendant de l’Echine Grise. Les brumes matinales sont fréquentes, montant du fleuve et s’accrochant aux premières pentes rocheuses.

Infrastructures et urbanisme

Tenkdoï est une ville allongée, étirée le long du fleuve. Elle s’est développée sur une terrasse naturelle légèrement surélevée, à l’abri des grandes crues du Daen Phara. Seule sa zone portuaire est proche du cours d’eau.   Les rues sont étroites, pavées de galets ou de dalles irrégulières. De nombreuses rampes et escaliers permettent de franchir les différences de niveau entre les quartiers. Des rigoles permettent d’évacuer les eaux usées dans le fleuve.   Les constructions sont de style yuecan. Les plus anciennes reposent sur des plateformes de pierre ou de brique crue. Plus on s’éloigne du fleuve, plus les bâtiments sont solides et ancrés dans la roche.   Tenkdoï s’organise globalement en trois secteurs : les Rives, la zone portuaire au plus près du fleuve, le Cœur, légèrement en retrait, et enfin les Hauts Gris, adossés aux pentes montagneuses à l'est de la ville.  

Les Rives

  La zone portuaire est sur deux paliers. Au niveau du fleuve, on trouve des quais et des pontons flottants lestés par des pierres, des cales de halage, des entrepôts fluviaux, des maisons sur pilotis et des marchés de poissons. Sur le deuxième palier, les maisons sont encore sur des socles surélevés en briques crues, afin de résister aux crues les plus violentes. On y trouve également des tavernes, quelques auberges et un grand autel entretenu par des Sacans.   Les Rives abritent une population de bateliers et de pêcheurs, de marins et de dockers, de négociants modestes et de prostituées fatiguées.  
  • Le Poing Ruisselant. Cette simple fosse de combat déchaine souvent les passions et les paris les plus osés. On y fait combattre des esclaves avec des armes improvisées, généralement jusqu’à la mort.

Le Cœur

  Le Cœur est le quartier le plus vivant, bruyant et surveillé de Tenkdoï. Centre administratif et commercial de la ville, il regroupe des marchés couverts, des ateliers d’artisans, les demeures de marchands bien établis et différents bâtiments civils et religieux (notamment un petit relai consacré au Souffle Divin).   Les constructions y sont plus denses, souvent organisées autour de cours intérieures. Le Cœur abrite aussi des citernes maçonnées qui collectent l’eau de pluie, complétant ainsi l’approvisionnement fluvial (beaucoup de locaux déconseille vivement aux visiteurs de boire ne serait-ce qu’une goutte de l’eau du Daen Phara).  
  • Maison Marchande. Ce petit palais occupe à lui seul une terrasse de la ville. En pierre de taille de bonne qualité et décoré avec soin avec des encorbellements en bois de style sacan, il accueille les réunions ordinaires du conseil marchand.

Les Hauts Gris

  Adossés aux premières pentes de l’Echine Grise, les Hauts Gris dominent la ville. On y trouve les bâtiments les plus solides de la ville-comptoir, parfois directement taillés dans la roche ou soutenus par de puissants murs de soutènement. Le secteur abrite les demeures des notables les plus fortunés, des entrepôts sécurisés et quelques sanctuaires anciens (certains étant abandonnés depuis longtemps),

Habitants

Tenkdoï compte environ 9 000 à 11 000 habitants, dépendant de la saison. La population est majoritairement yuecane, avec une forte minorité de Sacans installés le long du fleuve. Des montagnards venus des contreforts de l’Echine Grise descendent souvent pour plusieurs semaines avant de regagner leurs villages.   Les esclaves sont principalement employés sur les quais, dans les entrepôts, ainsi que dans les mines à proximité de la ville.

Société

Tenkdoï est une ville de passage pour de nombreux Sacans et voyageurs circulant par le Daen Phara. Sans ce dernier, la ville-comptoir serait complètement coupée du monde. Bien que moins étouffante (et sordide) que les villes de la côte sud, Tenkdoï reste liée aux Jungles d’Omsaï, que l’on devine à quelques kilomètres à peine.   La mystique sacane est très présente en ville, et elle transpire de nombreuses manières : ornements dans l’architecture en bois, symboles gravés dans la pierre, autels secondaires dans des ruelles, colifichets accrochés aux fenêtres…

Économie

Tenkdoï vit du commerce fluvial et de l’exploitation de plusieurs mines de fer. Ce dernier est très sombre, pratiquement noir.   On échange surtout dans la ville-comptoir des céréales et des produits agricoles cultivés par les montagnards de l’Echine Grise, du bois et des minerais, du sel et diverses marchandises venues du Lisataca grâce au fleuve, du poissons séchés et des huiles.

Gouvernement

Tenkdoï fonctionne un peu comme une cité-État et étend son contrôle sur plusieurs villages de la région. Elle est dirigée par un conseil de marchands et de propriétaires terriens, étroitement liés aux montagnards de l’Echine Grise. Leur autorité repose sur le contrôle des quais, des entrepôts, des mines et des caravanes transitant par les montagnes voisines.

Lois et ordre

La milice locale est habituée à gérer les rixes de bateliers, la contrebande fluviale et les conflits entre marchands. Elle est par contre généralement dépassée lorsque des Sacans piquent une crise de mysticisme et provoquent d’importants mouvements de foule (ce qui arrive un peu trop fréquemment au goût des miliciens).

Armées et défenses

Tenkdoï ne possède pas de murailles continues. Ses défenses reposent sur les terrasses naturelles, des tours de guet le long du fleuve et quelques postes fortifiés sur les accès venant de l’Echine Grise.   Isolée et loin des pirates de la Mer Tarate, Tenkdoï craint surtout les bêtes sauvages, d’éventuels bandits trop entreprenants, et les menaces qui couvent dans ses propres rues…

Rumeurs et intrigues

Depuis des décennies, on signale (en vain) des disparitions, principalement parmi la population yuecane et les voyageurs de passage. Les Sacans ne semblent pas inquiétés, et se ferment dès qu’on commence à poser trop de questions. Ce silence pourrit de plus en plus la cohésion sociale de la ville et exacerbe le communautarisme.   Des Yuecans sont persuadés que certains mystiques sacans procèdent à des sacrifices ou à un sinistre marchandage avec les créatures aviaires qui peuplent l’Echine Grise.
Type
City
Population
9 000 à 11 000
Lieu situé sous
Organisation Propriétaire

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