Kaïseng
Kaïseng est la capitale du Sencana. Ville austère et relativement réduite, elle ressemble à une forteresse retranchée.
Géographie
Kaïseng se trouve dans l’est du pays, dans une région vallonnée. Elle s’étale sur les rives ouest du Daen Phara, à un endroit où le fleuve se resserre légèrement après de larges méandres. À l’ouest de la ville, le terrain s’élève progressivement en collines sèches et herbeuses.Climat
Les brouillards matinaux du Daen Phara sont fréquents.Infrastructures et urbanisme
Kaïseng est pensée comme une forteresse habitée. A l’intérieur de son enceinte, la ville est divisée en quartiers militaires et civils, nettement séparés par des murailles internes. Généralement dépourvues de chemin de ronde, elles sont percées de portes étroitement surveillées et fermées dès la nuit tombée. L’architecture générale de la ville est massive, rude et fonctionnelle, renvoyant vaguement au style Yuecan. Elle mélange la pierre brute, les briques épaisses et le bois à peine élagué. Les toits sont bas, presque plats, et souvent lestés de pierres. Quant aux rares ornements, ils prennent la forme de bas-reliefs guerriers ou de trophées d’anciennes campagnes, scellés dans la pierre. Les Quartiers du Peuple sont surtout regroupés au sud de la ville. Denses et austères, ils abritent les familles des soldats, des commerçants ordinaires et divers artisans et leurs commerces. Les rues y sont généralement étroites et peu décorées.Le Quartier du Fleuve
Tout en longueur, le Quartier du Fleuve occupe une bonne partie de l’est de Kaïseng. Zone stratégique et étroitement surveillée, elle regroupe les quais et pontons (aussi bien employés pour le transport de troupes que de marchandises), des entrepôts et la majorité des comptoirs commerciaux de la ville. Le Quartier du Fleuve abrite également des tavernes, auberges et bordels, surtout fréquentés par les étrangers de passage. Mais il n’est pas rare d’y croisé un ou deux bodoris.Les Casernes Hautes
Situé au nord, ce grand secteur fortifié regroupe les casernements, arsenaux, cours d’entraînement et enclos pour les montures des troupes de Kaïseng. Les Casernes Hautes forment une sorte de forteresse à l’intérieur même de la cité. Divers artisans s’y sont installés, entièrement dévolus au bon fonctionnement de l’armée de la cité.Le Cœur de Flammes
Centre politique et symbolique de la ville, le Cœur de Flammes est le plus vieux quartier de Kaïseng. Il abrite la résidence fortifiée du Kartakan et quelques bâtiments administratifs. On y trouve également un grand temple dévolu à la Flamme de Ta Lak. Le Kartakan accueille dans ce secteur les délégations des tsepos et Urdans du pays, et plusieurs résidences secondaires sont prévues à cet effet.Habitants
Kaïseng abrite environ 9 000 personnes, qui comprend les 3 000 soldats du Kartakan. Il s’agit en majorité de Jitecans, avec quelques Belcans influents. A cela s’ajoute un nombre fluctuant de soldats et de mercenaires en transit.Société
De manière générale, la vie est rude mais disciplinée à Kaïseng. Les chefs militaires jouissent d’un prestige immense. Quant aux civils, ils sont respectés tant qu’ils servent l’effort collectif. Les étrangers, plutôt rares, sortent peu du Quartier du Fleuve.Économie
L’économie de Kaïseng repose en partie sur le commerce fluvial contrôlé sur le Daen Phara. Mais la ville vit largement des tributs versés par les Urdans et tsepos du Sencana (qui permettent notamment au Kartakan de payer des troupes…).Gouvernement
Kaïseng est le fief du Kartakan du Sencana. Un Tsepo entouré de quelques bureaucrates et officiers se chargent de l’administration de la ville. Le pouvoir civil y est généralement secondaire et soumis aux impératifs militaires.Lois et ordre
Un couvre-feu permanent est observé à Kaïseng, et les rues se vident dès la nuit tombée. L’ordre est maintenu par des patrouilles armées constantes, une justice expéditive et des châtiments publics dissuasifs.Armées et défenses
Kaïseng est une ville fortifiée aussi bien autour qu’à l’intérieur (cf. plus haut). Ses murs extérieurs sont épais et anguleux, renforcés de tours basses et trapues. La ville abrite les troupes personnelles du Kartakan du Sencana. Si elles s’entrainent inlassablement, il est rare qu’elles soient envoyées à l’extérieur du pays. En effet, le Kartakan a pour mission de maintenir l’unité du pays, par les armes s’il le faut, et plus d’un tsepo turbulent a déjà senti la caresse du fouet des soldats de Kaïseng. Les collines à l’ouest de la ville sont parsemées de camps, d’enclos militaires et de pistes cavalières qui forment une première ligne de défenses.Histoire
En 79 CC, Kaïseng fut assiégée par la Seconde Horde de Sel. Une résistance acharnée de la ville poussa la horde à refluer vers l’est et les terres juteuses de l’Itanaca.
Type
Capital
Population
9 000 (dont 3 000 soldats)
Lieu situé sous
Propriétaire/Dirigeant
Organisation Propriétaire

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