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La monnaie

Pour toute civilisation digne de ce nom, qui dit commerce dit monnaie(s). Et dans les Terres d'Osgild, on dit monnaie au singulier, et cela remonte aux années glorieuses de l'Empire d'Osgild.
Auparavant, il y avait le troc, échange direct de biens et valeurs. Cette pratique reste présente, mais se limite le plus souvent aux campagnes et aux commerces liés à la vie quotidienne.
 

Des monnaies multiples à une monnaie unique

  Puis vinrent les monnaies. Chaque peuple, chaque région avait la sienne, de formes et de valeurs diverses. Ce pouvaient être des pièces comme maintenant, des coquillages rares, des gemmes ou tout autre bien précieux.
Dès sa fondation l'Empire d'Osgild eut la volonté d'unifier toutes ces monnaies pour faciliter les transactions que ce soit en interne ou à l'exportation, car le commerce avec les autres civilisations se développait alors grandement.
Cette unification fut assez rapide en interne, un peu plus longue en externe, mais au final , vu la puissance économique de l'Empire d'Osgild et tout le monde ayant à y gagner, cela se fit sans heurt.
 

Trois pièces universelles

Désormais, toute transaction se fait avec la monnaie unique, qui se décline sous trois formes : pièce d'or, d'argent et de cuivre. La valeur de chaque pièce est en rapport avec son poids et la valeur du matériau.
Si les prix des biens évoluent au cours du temps selon le contexte économique (pénurie, obsolescence, nouvelles manufactures, mode, etc), les valeurs respectives des trois matériaux n'ont pas changées, ce qui permet à la monnaie d'être la valeur étalon.
La conversion entre pièces est la suivante : 1 pièce d'or (PO) = 10 pièces d'argent (PA) = 100 pièces de cuivre (PC)
 

Une monnaie universelle ... mais locale !

Cette monnaie, aux caractéristiques de composition et de poids universelles, est néanmoins frappée localement.
Chaque entité politique indépendante peut frapper monnaie, mais il faut disposer pour cela des métaux nécessaires !
Une pièce se présente sous la forme classique d'un disque de métal plus ou moins régulier, aux deux faces gravées. Le côté pile est unifié et indique la composition (Or argent ou Cuivre), le côté face est propre à l'entité politique qui la frappe.
Ce droit de frapper monnaie est primordial, et c'est une prérogative des grands royaumes souverains, tels La Principauté d'Arly ou Les Marches du Piémont.
Néanmoiins, quelques villes franches en disposent également ; c'est le cas de Port-Libre.

 

Une fabrication artisanale

La fabrication est artisanale, réalisée par des frappeurs de monnaie assermentés. Le métal est fondu à très haute température puis moulé sous forme de plaques fines dans lesquelles les disques sont découpés.
Chaque disque, aussi appelé "flan", est inséré entre deux coins. Un coup de masse sur un des deux coins, et la pièce est marquée. Les coins sont des matrices gravées en creux. Ils sont généralement en acier trempé, et on en distingue deux sortes :

  • la Pile, coin fixé sur un billot de bois, et que l'on appelle aussi coin dormant.
  • le Trousseau, coin que l'on pose sur le flan libre. On le frappe avec une masse.

Schéma de la frappe de monnaie

Sur la pile est généralement gravé l'avers, et sur le trousseau le revers. Le fait de frapper le trousseau avec une masse a donné le terme de "frappe de monnaie".

Le poids de chaque pièce est vérifié, s'il est trop important la pièce est rabotée, s'il est trop faible la pièce est non conforme. Toutes les pièces non conformes (poids, mauvaise frappe, etc) sont refondues.

Tout ce travail de transformation, de la fonte jusqu'à l'étalonnage, est réalisé dans des ateliers dédiés à la tâche, sous la responsabilité d'un Maître de monnaie.

 

Fausse monnaie et contrefaçons

  Vous voulez être riche mais vous n'avez pas d'argent !?
La solution est toute simple : fabriquez-en !!!
La contrefaçon est née quasiment en même temps que la monnaie. Quoi de plus tentant que de fabriquer soi même ce que l'on n'a pas !? Mais cela n'est pas simple, et surtout très risqué.
Le délit est considéré comme un crime envers le pouvoir, et la peine capitale est souvent le châtiment.
Il existe deux sortes de contrefaçons :
  • la contrefaçon physique, qui consiste à fabriquer de fausses pièces, le plus souvent dans un vil métal d'apparence semblable à l'or ou l'argent ( les pièces de cuivre ne sont pratiquement pas copiées car cela n'est pas assez rentable).
    Le plus délicat est d'obtenir une impression semblable aux véritables pièces. Il faut créer des coins en reproduisant la gravure, ou le fin du fin, arriver à se procurer un coin officiel ! Bien entendu, ceux-ci sont jalousement gardés, car leur perte risquerait de provoquer celle de leur détenteur (les Maîtres monneyeurs) !
  • la contrefaçon magique, qui consiste à modifier par un sort ou enchantement l'apparence d'objets pour en faire des pièces sonnantes et trébuchantes.
    SI cette méthode est plus sûr pour les malfaiteurs car il est difficile d'identifier l'auteur d'un tel sort, elle est aussi plus rare car peu de personnes en sont capables, et parmi elles peu sont malhonnêtes au point de tenter l'aventure.

  Bien que le risque soit immense, on trouve régulièrement des individus prêt à le courir par appât du gain.
Les fausses pièces existent donc, et c'est un risque pour l'économie, car un trop grande proportion de fausse monnaie crée un dévaluation générale, et pourrait ruiner l'économie en dévaluant la monnaie. Aussi les pouvoirs en place sont-ils particulièrement intransigeants sur ce délit.

outils frappe monnaie

Les outils du frappeur de monnaie : masse, pile et trousseau

frappe de la monnaie

Un, deux, trois, frappez !

coin gravé en creux

Détail d'un coin gravé en creux

placement du flan

Quand Maître Ribengoix dit qu'il va frapper ... c'est du flan !

contrefaçon d'une pièce du pays de Dorn

Pièce du Pays de Dorn, original et contrefaçon. On identifie aisément la copie de piètre qualité, de facture beaucoup plus grossière, sans compter la faute d'orthographe !


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